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Cohabiter avec des castors peut engendrer des conflits de voisinage

Au vu des effets bĂ©nĂ©fiques des activitĂ©s des castors pour la biodiversitĂ©, la rĂ©gulation hydrologique et la qualitĂ© de nos eaux, on aurait bien envie de leur laisser totale libertĂ©. Mais leurs activitĂ©s peuvent aussi ĂŞtre perçues de manière nĂ©gative ou mĂŞme entrer en conflit avec les activitĂ©s humaines.

Ces conflits peuvent avoir un caractère subjectif, car les hommes supportent difficilement d’être contrariés dans leurs plans de maîtrise de la nature. Pourtant, moyennant un dialogue pacifique et quelques suggestions de mesures préventives ou de protection, la cohabitation avec les castors est dans la toute grande majorité des cas tout à fait possible.

Les coupes d’arbres et les inondations constituent la grande majorité des désagréments, et sont en général limitées à une distance de 20 ou 30 mètres des cours d’eau.

Quand c'est possible, il est donc indiquĂ© de laisser aux castors un cordon boisĂ© d'une telle largeur de 10, 20 ou mĂŞme 30 mètres, oĂą ils pourront vivre et se nourrir librement. Sinon, il existe heureusement de bonnes solutions pour une majoritĂ© des situations difficiles ?.

La philosophie qui sous-tend l'action du GT castors

1. Aimer la nature, vouloir la protĂ©ger, c'est d’abord admettre qu’un Ă©quilibre doit ĂŞtre trouvĂ© entre le recours Ă  des mesures limitant les dĂ©rangements et un niveau raisonnable de tolĂ©rance de notre part. 

2. La cohabitation des humains et des castors doit être gérée, elle n'est pas toujours immédiate mais la plupart des difficultés sont gérables avec un minimum d'efforts et à peu de frais.

3. Quand un site favorable est colonisĂ© par le castor, il restera occupĂ© Ă  très long terme. Les mesures Ă  prendre pour faciliter la cohabitation s’amortiront donc sur de nombreuses annĂ©es.

4. Cependant, là où les solutions ne peuvent fonctionner, quand cela se justifie, le DNF peut accorder une dérogation.

5. La protection du castor doit ĂŞtre maintenue, sinon les destructions et Ă©radications qui sont souvent perçues Ă  tort comme une solution de facilitĂ©, menaceront le maintien de l'espèce et de ses apports positifs.

Un cordon de 10, 20 ou 30 mètres le long de l'eau, pour éviter les conflits

Les coupes d’arbres et les inondations constituent la grande majorité des conflits de cohabitation, et elles sont très généralement limitées à une distance de 20 ou 30 mètres des étangs et cours d’eau.

Une zone de 10, 20 ou 30 mètres de large suffit donc déjà pour éviter presque tous les conflits et si le castor a besoin de ces espaces riverains pour pouvoir coëxister sans conflit avec nous, nous en avons aussi besoin car c’est là que les impacts de son action sur la biodiversité et sur l’écoulement et la qualité de l’eau peuvent apparaître.

Malheureusement, il n’est pas toujours possible de laisser aux castors un tel cordon boisĂ© pour vivre et se nourrir librement. Alors, que faire ? Apprendre Ă  faire preuve Ă  la fois de flexibilitĂ© et de capacitĂ© Ă  gĂ©rer la cohabitation.

Comment protéger les arbres de valeur ? Photo : Jérémie Guyon.

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Sur de nombreux étangs et cours d'eau, des solutions existent pour gérer la hauteur d'eau créée par un barrage. Photo : Luc Humblet.

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En général, il vaut mieux empêcher les castors d'obstruer un moine ou un pertuis. Photo : Herbert Meyer.

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